31 mai au 01 juin 2008
 
 

Le Séjour du Roy

Pourquoi Villeneuve ?

Accueillir en cette première moitié du XVIème siècle le roi de France, c'est accueillir un long cortège de près de 10.000 personnes regroupant les membres de la cour, le personnel d'intendance, l'escorte militaire… sans oublier les chevaux et le charrois nécessaires au séjour. Le site retenu devait donc offrir toutes les garanties de sécurité et de confort pour le Roi et à son entourage mais aussi assurer également le cantonnement de la troupe.
Avec un château flambant neuf doté de citernes, une architecture adaptée à l'artillerie de l'époque, des terres étendues… la seigneurie de Villeneuve répondait aux exigences royales, les territoires environnants d'Antibes, Biot, Vence, Saint-Paul, Cagnes et Saint-Laurent devant compléter les possibilités d'accueil des hommes et des chevaux. Villeneuve présentait l'avantage de son environnement et la sécurité d'un accueil familial !

La suite royale

La grande masse de la suite royale était composée d'hommes d'armes : et 1600 cavaliers6000 fantassins, regroupant la gendarmerie du roi, des hallebardiers, des piquiers, des arquebusiers et les lansquenets du comte Guillaume de Furstenberg l'un des plus illustres capitaines étrangers du temps. Au rang des personnalités, figurait bien entendu les membres de la famille royale : la reine Eléonore, sœur de Charles-Quint, le dauphin Henri et son épouse Catherine de Médicis, ses deux autres enfants Charles d'Orléans et Marguerite de France, le Connétable Anne de Montmorency véritable premier ministre du roi, le cardinal Jean de Lorraine, le duc Christofle de Wurtemberg… ainsi que des représentants éminents des arts et des lettres de l'époque.

Les divertissements

Bien que mobilisés par les tractations diplomatiques et par l'administration des affaires courantes, François Ier et sa cour ne négligèrent pas de goûter les plaisirs du lieu : chevauchées dans la plaine du Loup en compagnie de Catherine de Médicis, et - augures de la naissance sur les rives du Loup d'un célèbre cuisinier - plaisirs de la table alimentés par les nombreux dons apportés notamment par les consuls de Vence et de Saint-Paul : veau du Malvan, cabris, lièvres, poulets, chapons, cerises, prunes, vins locaux.
De quoi satisfaire le solide appétit royal et son goût pour le bon vin. Sans oublier au programme des soirées villeneuvoises au château les divertissements de cour en présence certainement de Clément Marot alors valet de chambre du roi et appelé à un grand destin poétique, dont l'œuvre comporte quelques vers sur les négociations de Nice. Si l'on ajoute la musique, la danse et les jeux de plein air… le séjour à Villeneuve ne fut certainement pas morose !

Les 3 semaines du Roy en 1538

31 mai : arrivée de François Ier à Villeneuve.

2 juin : première entrevue entre François Ier et le pape Paul III à Nice.

4 juin : déplacement de François Ier à Antibes.

6 juin : possible visite de François Ier à Saint-Paul.

8 juin : déplacement de François Ier à Antibes et entrevue à Nice entre la reine Eléonore et le pape Paul III.

11 juin : entrevue entre la reine Eléonore et son frère Charles-Quint.

13 juin : deuxième entrevue entre François Ier et le pape Paul III à Nice.

17 juin : troisième entrevue entre François Ier et le pape Paul III à Nice.

18 juin : le texte de la trêve est arrêté par les ambassadeurs de François Ier.

21 juin : François Ier signe la Trêve de Nice au château de Villeneuve.

22 juin : départ de François Ier de Villeneuve.

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